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R E P R É S E N T A T I V I T É Ivry-sur-Seine, le 18 avril 2008 L’UNION PLUTÔT QUE
LA DIVISION
LE RASSEMBLEMENT PLUTÔT
QUE L’ÉPARPILLEMENT
Les
dernières communications que vous avez reçues faisaient état des différentes
réunions concernant la représentativité. Reprenons
depuis le début. Le projet signé par le MEDEF, la CFDT et la CGT C’est
ce projet qui a précipité les choses. Que dit-il ? En gros, il précise
les règles futures de représentativité, à savoir :
C’est
donc bien d’un YALTA syndical qu’il s’agit. Le
MEDEF (qui est à l’origine du texte, il faut le savoir), la CFDT et la CGT
veulent partager le monde syndical en deux pôles : un syndicat réformateur
(la CFDT) et un syndicat contestataire (la CGT), pour le plus grand plaisir du
MEDEF qui ne pouvait rêver mieux ! Après
ce projet, il ne reste plus qu’à légiférer et, soyons-en sûr, dans le même
sens que ce texte ! La
semaine dernière, Alain OLIVE, Secrétaire Général de l’UNSA, m’a fait
part d’un contact avec la CGC. Il m’a également annoncé sa décision de
réunir un Bureau National extraordinaire, le jeudi 17 avril 2008, pour
discuter de ce sujet et poser aux 8 pôles qui constituent l’UNSA une
question : êtes-vous d’accord pour ouvrir des discussions (et je dis
bien « des discussions ») en vue d’un rapprochement possible
avec la CGC ? La réunion des secrétaires généraux de l’UNSA2ASur
cette base, j’ai convoqué, lundi 14 avril 2008, les secrétaires généraux
de toutes nos branches, afin de porter une décision commune de l’UNSA2A, le
jour du Bureau National. Lors
de notre réunion, nous devions choisir entre :
Les
secrétaires ont fait preuve de pragmatisme et de lucidité en précisant
qu’ils ne souhaitaient pas signer un chèque en blanc au bureau national de
l’UNSA concernant les modalités de cet éventuel rapprochement. Cependant,
ils approuvent, à l’unanimité, l’ouverture de discussions avec la CGC,
voire même de laisser la porte ouverte à d’autres organisations
syndicales. Dans
cette optique, l’UNSA2A demande à l’UNSA son intégration au sein des
groupes de travail traitant de ce possible rapprochement. La réunion du Bureau National UNSAAlain
OLIVE a rappelé les évènements de ces dernières semaines. Il
a insisté sur le fait que la signature de cette décision commune, « c’est
du lourd » (sic) et que le gouvernement légifèrera probablement dans
ce sens. La
situation est donc extrêmement difficile. Trois possibilités s’offrent à
l’UNSA :
Alain
OLIVE a estimé que la pire des choses serait l’immobilisme. Les syndicats
en France, champions de la division, n’ont jamais essayé de s’unir SAUF
l’UNSA, il ne faut pas l’oublier. Pour
autant, Alain OLIVE n’a pas éludé les sujets qui fâchent à savoir les
différences d’approches, de valeurs, de culture et d’organisation
commune. Si
‘’mariage’’ il doit y avoir, la publication des bans n’est pas prévue
pour demain ! Mais cela vaut le coup d’essayer en dialoguant avec la
CGC en vue d’élaborer un véritable projet syndical pour les adhérents de
l’UNSA. Les
différents pôles de l’UNSA se sont succédés à la tribune pour évoquer
de manière parfois animée :
A
l’issue de cette réunion, les pôles de l’UNSA (même ceux du service
public) ont majoritairement décidé de soutenir Alain OLIVE pour qu’il
poursuive les discussions avec la CGC. Saluons
au passage l’UNSA Police qui malgré des difficultés qu’elle rencontre
avec la CGC, approuve ces discussions dans un esprit de solidarité
interprofessionnelle. « Râler pour râler ne sert à rien,
battons-nous pour préserver notre syndicat, nos valeurs en négociant
ENSEMBLE en toute loyauté ! » a-t-elle déclaré. Malgré
un avis favorable, des réserves ont été émises :
Cette
liste n’est pas exhaustive … Concernant
la confidentialité des premières approches, la plupart des pôles
conviennent que l’enjeu et la rapidité des évènements exigeaient la plus
grande discrétion. Hélas,
la presse s’est rapidement fait l’écho, non pas de discussions entre
l’UNSA et la CGC (qui n’ont, d’ailleurs, pas encore démarré), mais
carrément d’une fusion (ce qui démontre combien il faut rester prudent
face à la presse). Le
Bureau National et Alain OLIVE comprennent parfaitement que nos délégués
syndicaux et adhérents n’aient pas apprécié d’être informés (qui plus
est faussement par la presse), mais ces fuites étaient difficilement maîtrisables. Il
faut bien comprendre qu’à l’heure actuelle, nous n’en sommes qu’au
stade de la réflexion : nous ne nous engageons que dans un processus de
discussions en vue d’un rapprochement possible. Cela exigera du temps ! Enfin,
il ne faut pas oublier une chose simple : si ‘’mariage’’ il
devait y avoir, cela ne pourrait être qu’après un congrès et un vote démocratique
de tous les pôles ! |