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Qu'est-ce
qu'un délégué syndical ? Êtes-vous bien certain(e) d'avoir les bonnes réponses à toutes les questions qui concernent le droit du travail ? Nous vous proposons ici de vérifier ou de compléter vos connaissances.
(N'hésitez pas à consulter également notre lexique, complément idéal de cette page. Pour accéder au lexique, cliquez ici o). |
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| Comité d'établissement, Comité central d'entreprise (CCE), Comité de groupe, Comité européen |
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Dans les entreprises possédant plusieurs établissements, le comité d'entreprise est remplacé par des comités d'établissement et un comité central d'entreprise. Dans les groupes (ensemble formé par une entreprise dominante et les entreprises qu'elle contrôle), un comité de groupe supervise l'ensemble. Enfin,
dans les entreprises à dimension communautaire, un comité
européen peut aussi « coiffer » les comités
d'entreprise nationaux. |
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| Unité Économique et Sociale (UES) |
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Une
Unité Économique et Sociale (UES) peut être définie par
voie de justice ou d'accords d'entreprise dans le cas où
plusieurs sociétés juridiques exercent une activité liée, et
en conséquence nécessite d'appréhender leur fonction de façon
consolidée. La
reconnaissance d'une UES dépend de la réunion de différents
critères qui sont de même importance. Une UES est caractérisée
par une unité économique et une unité sociale. La coexistence
de ces deux unités est indispensable pour que l'UES soit réalisée.
Lorsque l'une des deux unités fait défaut, l'UES ne peut pas être
reconnue. La
mise en œuvre d'une UES implique la création d'un comité d'établissement
par société, et d'un comité central d'entreprise au niveau de
l'UES. |
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| CHS-CT |
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Le
Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail,
plus connu par le sigle CHS-CT, est en France une institution représentative
du personnel au sein de l'entreprise.
C'est un organisme spécialisé, élu par un collège composé de tous les élus titulaires de l'entreprise (délégués du personnel et comité d'entreprise). La loi impose aux entreprises comptant plus de 50 salariés la création et l'organisation d'un CHS-CT. Sa réglementation a été codifiée dans les art. L. 236-1 à L. 236-13 du code du travail français. Les établissements publics de santé et les établissements sociaux et médico-sociaux disposent aussi de CHS-CT. La personnalité juridique, qui fait du CHS-CT une personne morale, n'est pas prévue par les textes mais lui a été reconnue par un arrêt de la Cour de cassation du 17 avril 1991.
AttributionsAux termes de l'article L. 236-2 du code du travail français, « le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail a pour mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des salariés de l'établissement et de ceux mis à sa disposition par une entreprise extérieure, y compris les travailleurs temporaires, ainsi qu'à l'amélioration des conditions de travail, notamment en vue de faciliter l'accès des femmes à tous les emplois et de répondre aux problèmes liés à la maternité. Il a également pour mission de veiller à l'observation des prescriptions législatives et réglementaires prises en ces matières. »
CompositionLe CHS-CT est présidé et animé par le chef d'entreprise ou son représentant. Les élus du personnel comprennent au moins un tiers de cadres ou agents de maîtrise. Ils sont élus pour deux ans et peuvent cumuler ce poste avec d'autres mandats. Ils ne disposent pas de suppléants. Ils élisent ou désignent le secrétaire du comité lors de la première séance. Le médecin du travail, l'inspecteur du travail, l'ingénieur conseil de la CRAM (Caisse régionale d'assurance maladie) ou son équivalent de la MSA (Mutualité sociale agricole) pour les entreprises relevant du régime agricole et le responsable de la sécurité s'il existe sont des membres de droit, avec une voix consultative.
FonctionnementLe CHS-CT doit se réunir au moins une fois par trimestre. Le chef d'entreprise convoque formellement ses membres. Il établit le projet d'un ordre du jour en collaboration avec le secrétaire. Les séances donnent lieu à l'élaboration du procès-verbal de la réunion. Une réunion extraordinaire est convoquée obligatoirement en cas de :
Le CHS-CT procède à des inspections dans l'établissement. En cas de risque grave ou de projet de d'aménagement important (voir article L. 236-9 du code du travail français), le CHS-CT peut faire un appel à un expert agréé, rémunéré aux frais de l'entreprise. Le CHS-CT peut par ailleurs mettre en œuvre la procédure d'alerte qui lui est conférée par l'article L. 231-9 du Code du travail : il peut alors prendre l'initiative d'informer l'employeur sur l'imminence d'un danger menaçant gravement la sécurité des travailleurs d'un chantiers ou d'un atelier. En cas de divergence entre la majorité des membres du Comité d'hygiène et l'employeur, ce dernier en informe la qui peut saisir le juge des référés en vue d’ordonner la fermeture de l'atelier ou du chantier. Cette décision peut être assortie d'une condamnation au paiement d'une astreinte. Le CHS-CT reçoit une fois par an des documents du chef d'entreprise un rapport faisant le bilan de l'hygiène et de la sécurité dans l'entreprise, le plan d'activité annuel établi par le médecin du travail, ainsi que le programme annuel des actions envisagées dans ce domaine par le chef d'établissement, programme construit sur la base du document unique d'évaluation des risques. Les membres du CHS-CT disposent d'un crédit d'heures mensuel. Durant ce crédit d'heures, ils peuvent circuler librement dans les locaux de leur établissement afin de dialoguer avec les salariés, mais ils peuvent également se déplacer à l'extérieur de l'établissement si leur mission le justifie. Lors de leur première désignation, les membres du CHS-CT ont un droit individuel leur permettant de suivre une formation initiale à l'exercice de leur mandat. À l'issu de 2 mandats consécutifs ou non (soit 4 ans), ils ont droit à une formation de renouvellement. Les formation ont une durée fixée à 3 jours (entreprise de moins de 300 salariés) ou jusqu'à 5 jours (plus de 300 salariés, voir la convention collective en vigueur). Les membres du CHS-CT bénéficient d'une protection contre le licenciement identique à celle des autres représentants du personnel (délégués du personnel et Comité d'entreprise).
Procès-verbalEn réunion de CHS-CT, lorsqu’un problème se pose sans que des décisions puissent être arrêtées, le premier réflexe doit être de voter une mission. À la suite de cette mission, si le problème persiste et qu’il est important, il convient d'engager une expertise. En effet, c’est entre les réunions que le travail se fait. La réunion doit être considérée comme un lieu où le point de la situation est fait régulièrement et où des décisions sont arrêtées. Le but des représentants, faire intervenir le personnel pour l’amélioration de ses propres conditions de travail, se joue essentiellement par le travail effectué entre les réunions. Pourtant, le procès-verbal de la réunion est un document important. En effet, il constitue très souvent une pièce essentielle dans le dossier de l’accident du travail. Il faut rappeler que si un danger a été signalé à l’employeur et qu’un accident survient, le bénéfice de la faute inexcusable de l’employeur est, de plein droit, acquise pour la victime ou ses ayants droit. Les comptes rendus de missions devront donc être intégrés en entier aux procès-verbaux des réunions. Le CHS-CT n’a pas à rechercher les éventuelles responsabilités pénales des accidents. Mais l’employeur ne peut ignorer que, lorsqu’un danger lui a été signalé par un membre du CHS-CT, sa responsabilité est pleinement engagée s’il ne prend pas les mesures utiles à faire cesser ce danger et qu’un accident se produit. C’est une des raisons de la force du travail dans le CHS-CT. L’employeur ne peut rejeter une proposition sans motiver son refus. En effet, pour chaque danger signalé doivent correspondre des mesures de prévention, de sécurité, de protection et, si un risque subsiste, une organisation des secours adaptée devra être mise en place. C’est l’objet de l’obligation générale de sécurité imposée à l’employeur par le Code du travail. Pour que cette obligation donne tous ses effets, l’écrit à une valeur déterminante. La rédaction des rapports de mission et la rédaction des procès-verbaux de réunion doivent donc faire l’objet d’un soin particulier. C’est le secrétaire qui établit les procès-verbaux de réunion, c’est à lui de les signer. Dans certains établissements, le président de CHS-CT tient également à les signer. Il peut le faire à condition qu’il n’influe pas sur son contenu. Si la majorité des membres présents sont d’accord, le secrétaire peut s’aider d’un magnétophone. Si une sténographe prend les notes, elle devra les remettre au secrétaire du CHS-CT pour que ce dernier rédige le procès-verbal. C’est le secrétaire qui écrit ce qui doit être dactylographié, il ne doit laisser cette responsabilité à personne d’autre.
Statuts - Rôles - Moyens - Documents émisStatuts :
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| Délégué syndical |
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Art. L. 412-11 du Code du travail : "Chaque syndicat représentatif qui constitue une section syndicale dans les entreprises et organismes visés par l'article L. 421-1 qui emploient au moins cinquante salariés désigne, dans les limites fixées à l'article L. 412-13, un ou plusieurs délégués syndicaux pour le représenter auprès du chef d'entreprise…" Compétences Les délégués syndicaux (DS) sont compétents pour soutenir les revendications des salariés auprès de l’employeur et donc veiller à la modification, voir à l’application dans le sens le plus favorable du droit légal et conventionnel. Le DS peut donc intervenir dans le champs de compétence du Délégué du personnel qui veille à l’application de ce droit. Les DS sont les interlocuteurs uniques et obligés de l’employeurs lors de la Négociation collective annuelle obligatoire.
Désignation Les
DS sont désignés par le syndicat dans les entreprises d’au
moins 50 salariés. En principe, seuls les syndicats représentatifs qui ont constitué une Section syndicale d’entreprise (SSE) dans l'entreprise peuvent désigner un ou plusieurs délégués. En pratique, c’est l’inverse. La seule désignation d’un DS suffit pour établir l’existence d’une SSE. Le
syndicat représentatif doit envoyer une lettre recommandée avec
accusé de réception aux directeurs de l'entreprise ou de l'établissement
et une copie à l'Inspection du travail. La désignation doit être
affichée dans les locaux sur les panneaux syndicaux. La désignation
prend effet à la date de réception par l'employeur du courrier. Conditions à remplir par le salariés Être
âgé de 18 ans minimum et travailler dans l'entreprise depuis au
moins un an. Ces conditions peuvent être abaissées par les
conventions collectives. (Le critère d’ancienneté est abaissé
à six mois dans les entreprises de travail temporaire) Conditions dans l’entreprise Le nombre de DS est fonction de l'effectif de l'entreprise :
Chaque syndicat peut désigner un délégué supplémentaire dans les établissements occupant 500 salariés au moins :
Un Délégué syndical central peut être désigné dans les entreprises qui comptent au moins deux établissements de cinquante salariés chacun. Le Délégué syndical central peut être distinct des délégués syndicaux dans les entreprises d'au moins deux mille salariés. En revanche, il doit être choisi parmi les délégués syndicaux dans les entreprises de moins de deux mille salariés.
Fin de mandat Le mandat prend fin à l'initiative du salarié ou du syndicat. Pour les entreprises de moins de 50 salariés, en cas de non réélection du délégué du personnel désigné comme délégué syndical. En
cas de baisse importante et durable de l'effectif en dessous de 50
salariés (baisse de 10% pendant au moins 24 mois sur les trois
années précédentes de référence), il doit y avoir accord
entre l'employeur et les organisations syndicales la fin du
mandat. A défaut d'accord, la décision revient au directeur départemental
du travail et de l'emploi. |
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