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C I N E M A |
Au sommaire :
60ème anniversaire du Festival de Cannes
A l'occasion du 60ème Festival de Cannes, le site officiel, très complet et très bien fait, propose de revisiter les palmarès au fil des années... Pour les amoureux du 7ème art (et si vous lisez ces lignes, il y a des chances pour que vous en soyez !), c'est une mine passionnante pour trouver ou retrouver des films prestigieux ou oubliés, grâce à un festival qui a su, 60 ans durant, faire la part belle à tous les cinémas, du plus commercial au plus expérimental. |
Jean-Luc Godard et le monde ouvrier
| Jean-Luc Godard, chef de
file de la Nouvelle Vague, avec notamment
François Truffaut, Claude Chabrol, Éric Rohmer ou
Jacques Rivette, a passé l'essentiel des années
70 à faire des films plus directement sociaux et engagés : auteur, dans
les années 60, de quelques uns des films clé de l'histoire du
cinéma (A bout de souffle, Le Mépris, Pierrot
le fou...), Godard s'est peu à peu orienté dans une veine plus sociale
et beaucoup moins glamour que dans ses oeuvres précédentes. Exit
Brigitte Bardot, Anna Karina ou Jean-Paul Belmondo : les "stars"
des films de Godard des années 70 sont des ouvriers !
C'est dans ce contexte qu'il réalise Tout va bien, un film qui conclut (avec quand même, parmi les ouvriers, deux stars : Yves Montand et Jane Fonda... exception qui confirme la règle !) une série de films très politiques et radicaux. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez accéder à un entretien vidéo que Godard a donné à l'époque du film : il y expose la difficulté de filmer le monde du travail, filmer l'usine de l'intérieur... Cette difficulté (voire cette impossibilité) de filmer ces lieux est d'autant plus troublante que, comme le dit Godard lui-même au cours de cet entretien, l'usine (et, plus généralement, le monde du travail) constitue la majeure partie de l'occupation humaine au cours d'une journée. On peut tout filmer sauf ça... pourquoi ? L'intérêt de cet entretien tient aussi aux résonnances qu'on peut y trouver dans la société actuelle ; on a souvent dit de Jean-Luc qu'il était un visionnaire : ces images viennent encore le confirmer. |
Quelques films-clé de la Nouvelle Vague :
Jean-Luc Godard :
Claude Chabrol :
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François Truffaut :
Éric Rohmer :
Jacques Rivette :
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Par ailleurs, signalons Paris vu par... (1964), film à sketches un peu inégal, mais néanmoins emblématique de la Nouvelle Vague, qui rassemble des noms importants (Godard, Rohmer, Chabrol), mais aussi des noms moins connus (Jean Douchet, Jean-Daniel Pollet et Jean Rouch).
"Le cinéma ignore généralement le monde du travail. C'est pourtant là que se joue la moitié de la vie des gens ! Suivre les personnages sur leur lieu de travail, c'est un moyen trop souvent sous-exploité de montrer comment ils fonctionnent ensemble et comment ils réagissent aux conflits", expliquait le cinéaste en 2001, dans le dossier de presse de The Navigators, un film basé sur la vie des cheminots à l'heure de la privatisation des chemins de fer en Angleterre. "Ken Loach maintient un miraculeux équilibre entre réalisme, émotion et humour" - Le Monde |
C'est presque devenu un lieu commun : Ken Loach est le "cinéaste social" par excellence. Il a démarré sa carrière au début des années 60, à la télévision anglaise. En 1968, il devient, avec Pas de larmes pour Joy (Poor Cow), l'un des fondateurs de la vague néo-réaliste britannique, suivi notamment par des cinéastes comme Mike Leigh ou Stephen Frears. Réalisateur
"le plus censuré d’Angleterre" dans les années 80, Ken
Loach (né en 1936) bénéficie à partir des années 90, d’une
reconnaissance internationale et ininterrompue depuis, qui culminera
avec sa Palme d'Or à Cannes en 2006, pour le film Le Vent se lève (The
Wind That Shakes The Barley).
Le coffret Ken Loach - Années 90 comprend 4 films (VO et VF) :
Chaque film est accompagné d’un entretien avec le cinéaste où il évoque les moments clés, les rencontres essentielles, des anecdotes, etc. |
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A lire, pour en savoir plus sur Ken Loach : Kenneth Loach,
un rebelle,
un essai de Francis Rousselet, aux éditions du
Cerf, collection "7e art". Le cinéma de
Ken Loach - Misères de l'identité professionnelle, un essai
d'Erika Thomas, aux éditions de L'Harmattan, collection "De
Visu". L'univers de Ken Loach - Engagement politique et rencontre amoureuse, un autre essai d'Erika Thomas, aux éditions de L'Harmattan, collection "De Visu". |
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