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L'Insee lance un simulateur d'inflation personnalisé Liaisons
Sociales Quotidien, 01/03/2007
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PRIX
À LA CONSOMMATION
Pour
répondre aux critiques récurrentes sur l'écart existant entre
l'inflation moyenne mesurée par l'indice des prix à la
consommation (IPC) et l'inflation perçue au quotidien par les ménages,
l'Insee a mis en ligne depuis le 27 février sur son site Internet
(www.insee.fr) un simulateur d'indice de prix personnalisé. Déjà
utilisé en Allemagne et au Royaume-Uni, cet instrument n'a qu'une
vocation pédagogique pour comprendre l'évolution des prix. Il ne
remplace pas l'IPC, qui demeure la mesure officielle de
l'inflation en France et donc la référence légale servant à
indexer certains contrats privés, les pensions alimentaires ou
les rentes viagères et à revaloriser le smic. Un
outil pédagogique L'innovation
de la « calculette », bâtie par l'Insee, réside dans la
possibilité de mesurer l'inflation pour un ménage particulier,
en fonction de sa structure de consommation. Cette dernière est répartie
entre 14 postes : tabac, loyers, électricité, gaz, fioul, santé,
automobile, carburant, transport, biens durables de loisir,
restaurants-cafés, alimentation, habillement et « autre »,
qu'il est possible de pondérer en fonction de ses habitudes de
consommation, sans que la part d'un poste puisse dépasser 50 % du
total. Sur la base des informations données, le simulateur
calcule un indice personnalisé dont l'évolution est comparée à
celle de l'IPC d'ensemble de l'Insee. Le simulateur affiche également
le glissement annuel de l'indice personnalisé (évolution entre
un mois donné et le même mois de l'année précédente) et son
évolution annuelle moyenne depuis janvier 2000. Des
indices de prix catégoriels L'Insee
a aussi complété ses indices de prix par catégorie de ménages
(v. Doc -S1- n° 66/2006 du 20 novembre 2006). Des indices de prix
catégoriels, qui devraient être réactualisés sur une base au
moins annuelle, ont été calculés sur la période 1996-2006 par
tranche d'âge, taille de commune de résidence, statut
d'occupation du logement (locataire, accédant à la propriété
ou propriétaire), catégorie socioprofessionnelle, niveau de
revenu, décile de niveau de vie, type de ménage (personne seule,
couple avec ou sans enfant, famille monoparentale, etc.), zone d'étude
et d'aménagement du territoire (région parisienne, Nord, Est,
Ouest, etc.). Il
en ressort que tous les ménages ne sont pas égaux devant
l'inflation. Entre 1996 et 2006, les 10 % de ménages aux revenus
les plus modestes ont ainsi subi une inflation supérieure de 0,2
% par an à celle des 10 % ménages les plus riches. Une situation
qui tient au poids du tabac, dont le prix a fortement augmenté
sur la période, plus élevé dans la consommation des ménages à
faibles revenus que chez les hauts revenus. Autre
illustration : les loyers ayant progressé entre 1996 et 2006 plus
rapidement que la moyenne des prix, les locataires ont eu un
niveau d'inflation supérieur de près de 0,1 % par an à celui
des propriétaires sur les dix dernières années. Enfin,
sur la même période, les ménages « ouvriers » ont connu une
inflation supérieure de 0,16 % par an aux ménages « cadres »,
notamment en raison de la part plus élevée du poste « alcools
et tabac » dans les dépenses des premiers. Mesure
et perception de l'inflation Outre
ces différences de structure de consommation entre les ménages,
l'Insee relève trois raisons qui expliqueraient le décalage
entre la mesure de l'inflation et sa perception par les ménages. -
L'IPC prend en compte un très large échantillon de biens et
services alors que la perception des ménages se focaliserait sur
leurs achats les plus fréquents, dont les prix peuvent avoir
fortement varier. Sur la période 2000-2006, l'Insee distingue des
produits dont le prix est tendanciellement en hausse comme les
produits alimentaires (+ 2,3% par an) et les services (+ 2,7% par
an), ceux dont le prix est stable ou baisse (produits manufacturés,
biens durables, etc.) et ceux à prix volatils comme les produits
pétroliers et les produits frais (entre 15% et + 25% en
glissement annuel sur 12 mois). Ces éléments rendent difficile
«une perception intuitive de l'inflation», selon l'Insee. -
L'introduction de l'euro en 2002 n'aurait pas eu d'effet
inflationniste probant. Selon l'Insee, il y a bien eu hausse des
prix des produits de grande consommation, mais celle-ci a eu lieu
antérieurement à la mise en place de la monnaie unique, entre le
début 2000 et la mi-2001. Ces produits ne représentant que 20 %
de l'IPC, leur hausse n'a pas eu d'impact significatif sur
l'indice d'ensemble. - Enfin, les budgets des ménages seraient plus contraints que par le passé par l'augmentation de la part des dépenses préengagées (abonnements, prélèvements, dépenses « obligatoires »). Cela leur donnerait le sentiment d'avoir perdu de leur capacité à arbitrer parmi leurs dépenses. |
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Représentativité syndicale: Larcher ouvre une concertation à 3 mois des élections le 7 / 02 / 2007 |
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Le
ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, a ouvert
mercredi 31 janvier une série de rencontres bilatérales délicates
avec les partenaires sociaux sur la réforme de la représentativité
syndicale, bien que le calendrier de la présidentielle empêche
le vote rapide d'un projet de loi.
M. Larcher a reçu dans la matinée du 31 janvier Jacques Voisin (CFTC) et Laurence Parisot (Medef), avant une rencontre avec François Chérèque (CFDT) dans la journée. Les autres organisations seront reçues plus tard. Juste un an après le début de la crise du CPE (Contrat première embauche) qui a symbolisé en 2006 les ratés du dialogue social, l'objectif annoncé est de déminer "par le dialogue" le terrain conflictuel de la représentativité syndicale, pour en faire "évoluer le régime". Depuis 1966, un arrêté reconnaît une "présomption irréfragable de représentativité" à cinq confédérations - CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC -, sur la base de critères fixés en 1950 dans le Code du travail: effectifs, indépendance, cotisations, expérience, ancienneté, attitude patriotique sous l'Occupation - ou plus tard par la jurisprudence - audience, activité. Cette reconnaissance confère un certain nombre de droits, dont celui de participer aux grandes négociations nationales. Une situation figée depuis 40 ans, que le ministère ne juge "plus acceptable", au regard de réformes comme la loi de modernisation du dialogue social, qui ont élargi le champ de la négociation patronat-syndicats. Fin novembre, le Conseil économique et social (CES) a suggéré une mini-révolution, au terme de houleux débats, en prônant l'abrogation de l'arrêté de 1966 et l'instauration d'une représentativité fondée sur le vote des salariés. Nombre d'organisations ont voté contre ce texte (FO, CFTC et CFE-CGC côté syndical, Medef, CGPME et UNAPL côté patronal), d'autres l'ont défendu (syndicats CGT, CFDT et Unsa, artisans de l'UPA). Les uns et les autres divergent sur le type d'élection qui pourrait, le cas échéant, constituer un nouveau critère de représentativité: élection nationale prud'homale ou aux caisses de Sécurité sociale, scrutins locaux pour les délégués du personnel et les comités d'entreprise, ou organisation d'un suffrage spécifique. Début décembre, le Premier ministre Dominique de Villepin a chargé les ministres de son pool Emploi de travailler "à un avant-projet de loi sur la modification des règles de la représentativité". Les rencontres bilatérales se poursuivront jusqu'au 20 février, deux jours avant la clôture prévue de la session parlementaire, et M. Larcher reconnaît que l'adoption éventuelle d'une loi "n'appartiendra pas à cette législature". Le débat reste néanmoins sensible, car une éventuelle réforme pourrait permettre à de jeunes syndicats comme l'Unsa et Solidaires d'entrer dans la cour des grands, tandis que rien n'interdirait l'exclusion d'une ou plusieurs centrales "historiques". Prudent, M. Larcher propose deux "options" à ses interlocuteurs : un toilettage des critères actuels "sans référence directe et automatique à une élection", ou, plus radicalement, une "représentativité fondée directement sur l'élection". M. Voisin (CFTC) s'est prononcé pour l'instauration des élections prud'homales comme nouveau critère, mais parmi d'autres, avec un score minimal de 5% pour aspirer à une reconnaissance nationale. "Favorable à une évolution", Mme Parisot (Medef) a insisté sur la dimension "fondamentale" du critère d'adhésion des salariés et qualifié de "vue de l'esprit" une représentativité assise uniquement sur l'élection. Patrice
Novotny (dépêche
AFP, 31/01/2007) |
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Champ de bataille pour le pouvoir agricole |
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Chambres
d
Elles n Plus
de 300 000 électeurs ainsi que les représentants d Ce
renouvellement, qui intervient tous les 6 ans, est plus important
qu À
QUOI ÇA SERT ? Mais
alors, à quoi servent-elles, ces chambres consulaires des champs
? « Elles ont deux grandes missions : la représentation
officielle des intérêts agricoles et ruraux auprès de l D'où tirent-elles leurs ressources ? «
Savez-vous qu'elles sont habilitées à voter un impôt, qui couvre un peu plus
de la moitié de leurs recettes ? », précise Jean-Claude Sabin.
À cette source de financement, s'ajoute la rétribution des missions spécifiques assurées par les
Chambres pour le compte des régions, de l «
Mais comme il y a moins d'agriculteurs, les présidents doivent revoir les budgets à la
baisse. Et les interventions des techniciens deviennent plus spécialisées,
notamment sur les dossiers d'environnement », observe Jean-Claude Sabin. Reste que si la
politique politicienne leur est proscrite, les chambres d Dans
le Grand Sud, la bataille est sans concession alors
que des divisions apparaissent même à l Pierre
Escorsac (article
paru dans La Dépêche du Midi, 24/01/2007) |
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Rapports Chertier et Hadas-Lebel |