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Journée d’action et de manifestation du
17 juin :
[COMMUNIQUÉ
DE PRESSE UNSA N°015-2008]
Le
17 juin, ce sera sans nous ! L’UNSA
ne participera pas à la journée de mobilisation du 17 juin décidée
par la CGT et la CFDT. Cette
journée d’action a une réalité : défendre la « position
commune », toute la position commune et rien que la position
commune sur la représentativité syndicale signée par le Medef, la
CGPME, la CGT et la CFDT et que le gouvernement va traduire dans une
loi. Elle
a une apparence : défendre les 35 heures et les retraites. L’UNSA
s’est déjà mobilisée sur les retraites -notamment en 2003- et lors
de la journée du 22 mai. Elle est prête encore à le faire. L’UNSA
s’est déjà mobilisée sur les 35 heures ; elle est toujours prête
à le faire. Nous allons d’ailleurs saisir les groupes parlementaires. Mais
l’UNSA ne se mobilisera pas pour défendre l’accord Medef, CGPME,
CGT et CFDT sur la représentativité syndicale. Pour
l’UNSA, cet accord est un mauvais accord dont l’objectif essentiel
est d’opérer une recomposition syndicale à froid autour de la CFDT
et de la CGT, organisations qui par leur histoire et leurs pratiques, ne
peuvent incarner à elle seules les aspirations de tous les salariés de
ce pays. C’est
la raison qui nous conduit à construire avec la CFE-CGC et toutes
celles et tous ceux qui le souhaitent, un pôle réformiste et laïque. En
signant avec le Medef et la CGPME l’accord sur la représentativité
syndicale, la CFDT et la CGT ont fait de l’entreprise et d’elle
seule, le lieu unique dont va découler demain la légitimité des
syndicats. La
CFDT et la CGT ont théorisé cela en expliquant que les seules élections
qui comptent sont les élections au sein de l’entreprise, notamment
les élections au comité d’entreprise, en oubliant de dire que
ces élections concernent moins de la moitié du salariat. Elles ont
refusé - comme l’UNSA le proposait - que les élections
prud’homales soient le juge de paix de la représentativité
syndicale. En
faisant des élections d’entreprise le lieu unique de la légitimité
syndicale, la CFDT et la CGT ont de fait validé la grande idée du
Medef de faire de l’entreprise, au détriment de la branche, le lieu
essentiel de la production des accords, ce que le gouvernement a entériné. Aux
signataires de la « position commune » d’assumer les conséquences
de leur signature. L’UNSA assume totalement son refus de la « position commune » ainsi que son refus de participer à la journée. |